L’organisation
des stages scolaires, dans le cadre du FICMT, aux pro?ts
des enseignants, des élèves et des étudiants,
est en passe de devenir, après quatre expériences
réussies, l’un des moments les plus forts du
Festival grâce d’abord à la qualité
et au professionnalisme des encadrants et ensuite à
la motivation des participants désireux de parfaire
leur connaissance de l’image (mobile et fixe) et de
se doter d’outils stratégiques pour une meilleure
appréhension de ses divers sens et signi?cations.
L’objectif
n’est nullement de remplacer l’école,
dont l’une des nombreuses missions est de familiariser
l’apprenant avec l’image, de le prémunir
de ses dangers en développant chez lui des mécanismes
de défense qui lui permettraient de distinguer le
vrai du faux, le ?ctif du réel...
Ce souci d’organiser des stages scolaires émane
de la conviction que le cinéma, à l’instar
des autres genres littéraires et artistiques, peut
participer à la formation et à l’instruction
de l’apprenant et être un moyen qui peut l’inciter
à s’exprimer et à créer par l’image
et le son. Ce n’est que dans l’espace de la
classe qu’il pourra apprendre à mieux visionner
un ?lm et à analyser son contenu, à décrypter
tout sorte document audiovisuel, à maîtriser
les techniques et les stratégies d’analyse
et d’interprétation de l’image, à
nommer et à identi?er les outils narratifs du discours
cinématographique, à connaître le langage
des images et des sons et à acquérir les données
indispensables à toute expression créative.
C’est à cette condition qu’il pourra
apprécier tous les arts qui s’attachent à
l’image (peinture, photographie et cinéma)
et pro?ter pleinement des spectacles qu’elle lui offre.
L’éducation à l’image doit être
conçue comme un facteur de développent de
la société en général et de
l’individu en particulier.